Sur ce blog je me suis rappelé
les évènements de ma plus tendre enfance jusqu'à l'adolescence,
traces et bagages du passé, lourds ou moins lourds, les choses de la vie !!
Les émois, les joies....
et j'ai traduit tous ces souvenirs en "petits récits"...
EN TANT QUE FEMME
Bonne balade et merci d'être venus


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mardi

La vie continue

Moi debout et mes 5petits enfants
A côté de moi les deux garçons : Gabriel et Armand.
Salomé 14 ans, Noa 12 ans et Mila-Mey la petite dernière bientôt 5 ans.



Me revoilà donc sur ce blog au bout de "quelques années" ….  et la vie a continué ..


Suite à une récente rencontre avec un jeune américain "étudiant en oenologie" qui loge chez moi (eh oui maintenant je fais chambre d'hôte) je me retrouve dans ce blog que j'avais abandonné depuis belle lurette.

Mark, pour ne pas le nommer,  m'a parlé de ces ancêtres qui s'avèrent être des scandinaves, le grand-père après la seconde guerre mondiale ayant emmené sa jeune épouse s'établir  en Amérique.
Je lui ai vivement conseillé de "faire parler" ses parents et d'écrire leur histoire. Souvenirs  - mémoire !!!! ce qui me ramène dans ce blog de mes petites histoires.
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jeudi

Epilogue : Dévouement - devoir

EPILOGUE - ceci est la fin du blog
Pour les petits récits-souvenirs "fouillez" dans la liste de droite du blog et choisissez la catégorie qui vous convient. Bonne lecture et ... à bientôt ...


 mes parents lors d'un anniversaire de leur mariage.
A travers ce blog je rends hommage à mes parents. J'y reconnais leur sens du devoir, l'éducation et les valeurs qu'ils nous ont inculquées.
Toujours prête à nous venir en aide durant notre enfance, maman ne ménageait pas ses efforts. Les goûters étaient prêts lorsque nous rentrions de l'école à 4 heures et, en hiver, les pantoufles nous attendaient à côté du poêle. Les lits étaient "bassinés" et nous n'avions jamais froid dans les chambres sans chauffage.
Lorsque nous allions au travail, elle remontait les vélos de la cave pour nous "avancer" de peur que nous soyons en retard.
Elle était à notre écoute et, adolescentes, nous n'hésitions pas à lui confier nos craintes et nos doutes.
Dans la famille les tabous n'étaient pas rois et nous discutions librement entre nous. Nous parlions également de la sexualité en essayant d'aborder le sujet avec respect et dignité. (Encore que papa aimait de temps en temps raconter des blagues un peu plus "libertines".)
Nous avons bien sûr passé par un inévitable apprentissage : découvertes, curiosités, connaissance de l' "autre" ...étapes naturelles de la vie.

Le couple de mes parents a tenu 74 ans. Papa est décédé à l'âge de 94 ans après deux jours d'hospitalisation et maman l'a suivi trois semaines après (à 92 ans), à la suite d'une chute dans un escalier, le jour de l'hospitalisation de papa. La même ambulance les a amenés à deux hôpitaux différents.

Par cet hommage, je remercie mes parents, pour tout ce qu'ils m'ont donné.
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mardi



☚ Aux Sables d'Olonne avec maman
Après le départ de mes soeurs qui étaient mariées, j'ai mené avec mes parents une vie sans histoire. J'ai obtenu le C.A.P. et je suis allée travailler dans une autre étude d'avocats. Je partageais pas mal de loisirs avec mes parents qui m'emmenaient en vacances, notamment aux Sables d'Olonne, plusieurs fois de suite sur la Côte d'Azur, et des petits séjours en chalets dans les Vosges. Papa avait un très grand sens de l'organisation et les 'vacances-découvertes' nous laissèrent d'excellents souvenirs. Nous voyagions en train puisque la S.N.C.F. nous allouait des bons de transport gratuit.
A l'âge de 16 ans, j'ai rencontré mon futur époux (voir le récit "première rencontre" du 5 janvier 2009) ; Nous avons travaillé et mis des sous de côté pour pouvoir nous installer après son service militaire.
Je me suis mariée avec Pierre le 27 janvier 1967.
Nous avons eu deux enfants (des garçons : Thomas et Franck - aujourd'hui mariés et pères de famille).

Tout cela est une autre histoire et n'est pas le sujet ici
Peut-être à bientôt sur un autre BLOG ??

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Mes soeurs mariées.

Roland en "judoka" 
J'étais fillette et adolescente lorsque mes grandes soeurs ont ramené leurs futurs maris à la maison. Ma mémoire de cette période reste confuse et mitigée ! 
Ma soeur aînée est tombée amoureuse du fils de notre facteur. C'était Jacques qui ressemblait à James Dean !!  ma soeur et Jacques échangeaient leurs petits billets doux par l'intermédiaire du "facteur". Ce futur beau-frère était un garçon souriant et jovial qui aimait bien me chahuter. Le copain de ma soeur Christiane était également un très bel homme. Il avait une jolie moustache et fumait la pipe. Il venait en scooter et faisait du judo. Il me complimentait souvent et était très taquin !!
Cette période est empreinte de tristesse puisque ces deux 'garçons' ont été appelés en Algérie. C'était la guerre, cette 'drôle' de  guerre dont ils ont rarement parlé par la suite. Mes deux soeurs ont attendu mes beaux-frères" pendant 27 et 30 mois. Nicole s'est mariée avant le départ de mon beau-frère. Elle attendait un bébé ; cette petite fille est née prématurément et n'a pas survécu. 
J'ai 'accompagné' mes soeurs durant ces périodes d'attente ; j'allais régulièrement avec elles en visite dans leurs  futures belles-familles où j'étais  bien reçue et j'en garde de très bons souvenirs. La soeur de Jacques est devenue une petite copine de jeux. Nicole m'a souvent emmenée faire des balades ; j'étais notamment avec elle à Gérardmer où nous avons passé une belle journée.  Nous avons fait le tour du lac en pédalo ! Christiane m'aidait à remplir mes cahiers de vacances et c'est elle qui cousait les vêtements de ma petite poupée. Mes soeurs étaient  disponibles et elles ont patiemment attendu que les hommes reviennent de la guerre. Lorsque Roland est rentré d'Algérie,  ils ont rapidement fêtés leur fiançailles. Maman avait invité les futurs beaux-parents de ma soeur. C' était en janvier et ce soir-là il neigeait.

Mes soeurs sont parties de la maison et sont allées vivre avec leur mari. Je me suis retrouvée seule avec mes parents !!

Nota : mes soeurs en mariées dans la rubrique "Galerie photos"

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dimanche

AU FRECONRUPT

 "farnienté" et jeux de cartes


Nettoyage des champignons
Le FRECONRUPT  est un joli village (peut-être un hameau ?) situé dans la vallée de la Bruche, au-dessus de Schirmeck.
Trois années de suite papa a eu l'occasion d'y louer un petit chalet dans lequel nous passions une quinzaine de jours. Une année ma soeur Nicole et son mari, ainsi que mon autre soeur Christiane et son mari Roland, sont venus nous rejoindre. Nous nous sommes bien amusés, toute la famille réunie dans cette ambiance rurale.
Le village est situé en hauteur et pour y accéder il fallait grimper un sentier qui serpentait la colline. Nous nous promenions souvent dans les très belles forêts qui entourent le village et la destination préférée de nos balades était un belvédère qui surplonbe la vallée et où une majestueuse vierge, fixée sur un socle, les bras tendus, bénit la vallée.
Le beau temps n'était pas toujours au rendez-vous. A ces moments-là, maman allumait un feu dans un petit poêle à charbon qui réchauffait très rapidement la pièce où nous nous tenions et nous jouions aux cartes... surtout au RAMI ... 
De temps en temps papa me réveillait très tôt le matin et nous partions dans la forêt cueillir des champignons. Il connaissait les endroits par coeur et c'est l'odeur des champignons cachés sous le feuillu, imperceptible à mon odorat, qui guidait ses pas. Nous ramassions des corbeilles pleines et la récolte était triomphalement ramenée au chalet. Tout le monde s'y mettait pour les nettoyer et maman nous préparait, pour le déjeuner, une succulente omelette aux champignons. J'en ai encore les narines qui frémissent....
La quinzaine de vacances passait rapidement ; nous étions toujours un peu tristes de retourner à Strasbourg, 

mais papa nous promettait de revenir l'année suivante ...

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samedi

Hula Hoop


☝ cliquez pour voir le film-vidéo
Nous avions toutes notre cerceau et il y en avait de toutes les couleurs : des roses, des bleus, des multicolores, de différentes tailles et même en métal.
En apparence facile, cet art nécessitait cependant de longs exercices avant d'arriver à un résultat souvent médiocre. Avec mes petites copines nous "hula hoopions" durant des heures et les exhibitions et démonstrations finissaient dans les rues du quartier pour se terminer en compétitions et attributions de prix.
Anny Cordy nous accompagnait durant ces durs exercices.

Nous y sommes cependant arrivées et ne manquions finalement pas de grâce. Le cerceau montait au-dessus de poitrine, glissait le long des hanches pour descendre vers les chevilles et remontait grâce à de savantes torsions de tout le corps.

Cette mode n'a pas duré longtemps. De temps en temps il y a des timides relances ......



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Le camp du STRUTHOF

Fiche de démobilisation du 2 août 1945. Mon papa était fait prisonnier dans les Ardennes du 17.05.1940 au 13.8.1940
(Recto-Verso)


Certificat de Bonne conduite (2ème Sapeur ..... daté du 12 octobre 1935


Extrait du registre des personnes réintégrées de plein droit dans la qualité de Français en exécution  du Traité de Paix du 28 juin 1919.




J'étais petite lorsqu'avec mes parents nous avons visité le camp de concentration de Natzwiller-Struthof. Ce camp était le seul camp construit par les Allemands  sur le sol français.Natzwiller se trouve à côté de Schirmeck (pas loin de Strasbourg). Durant la guerre, ma maman, ma grand'mère maternelle, ma tante et mes deux soeurs étaient réfugiées chez des paysans à Natzwiller. Mon père, prisonnier à ce moment-là,  se trouvait dans un camp de travail en Allemagne.  Durant des mois maman n'a pas eu de ses nouvelles. Lorsque papa remémorait cette époque il était toujours très ému et, à la fin de sa vie, il lui arrivait de pleurer. J'aurais bien aimé qu'il laisse une mémoire écrite de ce vécu. 
Lors de la visite du camp, je n'ai pas assimilé l'ampleur des horreurs qui s'y sont passées durant la guerre. J'étais trop petite ... Des traces étaient conservées qui ne subsistent plus à l'heure actuelle. Un mémorial "aux martyrs de la déportation" y est érigé. 
Maman nous a raconté qu'un jour en rentrant dans la boulangerie de Natzwiller elle a salué en disant "Bonjour" ; un officier allemand présent l'a admonestée en l'invectivant de ne plus jamais recommencer. Les salutations en français étaient strictement défendues. Pourtant maman aurait dû le savoir....
En descendant du Struthof, ce dimanche-là, nous sommes passés chez les paysans qui avaient hébergé ma famille. Leur accueil était très chaleureux ....
Par la suite nous ne sommes plus jamais retournés au Struthof.

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vendredi

Papepa et Mamema

 ☚  mon papepa
Chez mes grands'parents
Mes grand'parents habitaient à deux pas de mon école, et lorsque ma maman travaillait (elle faisait de temps en temps des remplacements en tant que vendeuse dans une grande surface) ma grand'mère m'invitait à manger. D'ailleurs elle me confectionnait des petits plats ou des spécialités alsaciennes et je salive encore rien que d'y penser. Il y avait les "Dampfnüdle" - une sorte de beignets à la vapeur dont j'ai gardé la recette ;  j'en ai refait à mes enfants. Ils en raffolaient ....
Mon grand'père me racontait des histoires surtout de sa jeunesse. Ou alors je terminais mes devoirs ;  je leur récitais aussi des poésies ou leur chantais les chansons apprises à l'école. C'était une belle complicité et j'en garde un très bon souvenir.
Lorsque venait l'heure de rentrer à la maison, mon grand'père prenait un petit air malicieux. Il cherchait son porte-monnaie et me montrait une ou deux belles pièces d'argent. C'était des anciens francs ... Il me demandait mon mouchoir et alors, le plus sérieusement du monde il en  prenait un coin, faisait un noeud et emprisonnait dans ce noeud les piécettes pour "que je ne les perde pas !!!". Ensuite il  me remettait le mouchoir bien au fond de la poche. Il serrait tellement le noeud qu'en arrivant chez moi, j'avais du mal à le défaire.
Grâce à mon grand'père je pouvais de temps en temps agrémenter "mon ordinaire". 
Anecdote : Je n'ai connu mon grand'père qu'à la retraite. Je me souviens qu'il s'était installé  une cordonnerie au grenier dans l'immeuble où il habitait avec 'mamema'. Pour arrondir les fins de mois 'papepa' ressemelait toutes les chaussures de la famille et des voisins. Lorsque je venais le rejoindre dans sa "boutique" ça sentait bon le cuir et la colle. Je revois encore mon grand'père, des petits clous entre les dents prêt à les enfoncer dans le cuir collé sur la semelle usagée. Avec un couteau spécial, bien aiguisé,  il tournait autour de la chaussure et coupait le trop de cuir qui dépassait. Je trouvais ça extraordinaire ....

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Mes soeurs jeunes filles

Photos d'un professionnel ?
Christiane


Nicole 

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Robes de bal

  ☚ Nicole, ma soeur aînée au bal et son fiancé 'Jacques' avec la robe au tissu moiré. Mon beau-frère Jacques ressemblait à James Dean !!!
J'étais "la dernière" de la famille !!
Mes soeurs avaient 6 et 9 ans de plus que moi. J'ai suivi avec curiosité leurs premières sorties de jeunes filles. Elles allaient au bal avec des copines surtout les dimanches après-midi. J'étais à côté d'elles lorsqu'elles se "préparaient"et je leur donnais de temps en temps un petit coup de main. Aussi bizarre que cela puisse paraître, ma soeur aînée me demandait de lui faire son chignon C'était la mode aux' bananes' sur l'arrière de la tête: ça faisait chic et élégant. J'adorais d'ailleurs coiffer les gens (bien plus tard je coupais moi-même les cheveux à mes garçons).
Maman a cousu une belle robe de bal à mes soeurs. Elle avait acheté un "patron" qu'elle découpait, elle posait les différentes parties sur le tissu, traçait le contour avec la craie tailleur et découpait le tissu sur ces marques. C'est elle qui m'a appris la couture !!! Dans la foulée, elle en a cousu une troisième, pour 'la meilleure copine de Nicole', ma soeur aînée. Le tissu était moiré ; lorsqu'on le déployait il chatoyait de gris, rose, mauve et il brillait sous la lumière. Elles ont longtemps gardé ces belles robes confection artisanale et'fait maison'. 
Nous n'allions plus chez la cousine-couturière (voir le récit Pâques et les nouvelles robes - rubrique enfance). Maman s'est entre temps acheté une machine à coudre : une Singer à pédalier. Elle a donc pris la relève et il s'est avéré par la suite qu'elle excellait dans la couture. J'ai moi-même longtemps utilisé cette vieille machine avant de m'acheter une petite Pfaff.

Mes soeurs étaient toujours très belles lorsqu'elles allaient au bal, et , en les voyant si élégantes, j'avais hâte de grandir ....

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Mes soeurs mariées


Moi-même avec mon mari le 27 janvier 1967



Nicole et Jacques


Christiane et Roland


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LA PIN UP (l'étang de Hanau)

☚ c'est moi ?

18 ans : je n'allais plus aux bords des rivières avec la famille...
Grâce à ses salaires de 'Jobs' d'été, mon copain a pu se payer une GULIETA (d'occasion). Ces petites motos étaient très à la mode. Presque tous les garçons de notre âge en possédaient une. Elles faisaient beaucoup de bruit. Souvent les tuyaux d'échappement étaient trafiqués ; ils ne passaient donc pas inaperçus, au grand désespoir de nos parents, qui leur reprochaient ces comportements de "voyous". Il fallait que jeunesse se passe ....
A l'heure actuelle on n'en voit plus. Les garçons (et les filles) obtiennent très rapidement le permis de conduire et sautent ainsi le tremplin "mobylette".
J'ai passé du bon temps sur la Gulieta. Nous pouvions faire des balades et nous éloigner de Strasbourg.
Cet été-là, mon copain m'a donc emmenée, sur sa moto, à l'étang de HANAU en Moselle. C'était un endroit romantique, entouré d'un écrin de verdure et dominé par les ruines d'un château médiéval. Nous avons eu la chance de profiter de ce magnifique endroit avant qu'advienne le développement touristique malheureux des trente dernières années.
A cette époque, nous y sommes retournés plus d'une fois.

N'étais-je pas séductrice ?
Apparemment je jouais la PIN UP !!!
Nota : Goethe aimait se promener aux bords de l'étang de Hanau, lorsqu'il était étudiant à Strasbourg.
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jeudi

17 ans, j'étais "IN" ??

A AIX-LES-BAINS

17 ans ?  la date ne figure pas sur cette photo ! J'étais "IN" : je portais un pantalon rayé taille basse:  ça se faisait déjà. Eh oui, la mode est cyclique.
Je me rappelle, papa a pris cette photo lorsqu'il était en cure à AIX-LES-BAINS avec maman. Je les ai rejoints pour une dizaine de jours et j'ai pu loger dans l'appartement qu'ils avaient loué sur place. La coiffure est la copie conforme de celle de Sylvie Vartan. Non pas que j'étais fan de Sylvie Vartan, mais j'aimais beaucoup son style. Entre son  'bon-chic -bon-genre' et son style 'yé-yé',  il y avait de quoi s'inspirer. 
Mon petit air tristounet provient du fait que, tout en étant gâtée durant ce court  séjour par mes parents, j'étais tout de même loin de mon copain. Première séparation ...
Je me suis beaucoup promenée à Aix-les-Bains. Papa m'a montré de très beaux endroits : le Mont Revard, le Lac du Bourget, Annecy et Chambéry (en train), et AIX-LES-BAINS est une charmante ville où il fait bon vivre.

Je vais moi-même en cure à AIX-LES-BAINS et lorsque je me promène dans le beau parc au centre ville je repense aux bons moments passés à 17 ans avec mes parents aux mêmes endroits.

Ne reproduit-on pas les schémas de son passé ?
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MARIE MIA

Ma poupée Marie-Mia !!

C'était le nom imprimé sur la boîte lorsque le Père-Noël me l'a apportée cette année-là. Je l'ai immédiatement adoptée, la poupée ... et son prénom . C'était ma petite poupée "fétiche", ma petite bien-aimée. Je crois que tout l'amour en "perdition" s'est pour moi, durant mon enfance,  canalisé sur cette merveille. J'ai joué avec elle jusqu'à l'adolescence et je l'ai toujours gardée quelque part, dans un tiroir, sur une commode, dans une boîte à souvenirs ...et malgré tous les déménagements, elle est encore là.
Elle a participé aux jeux de mes petites filles. Toutefois, elles n'ont pas exprimé des émotions particulières. Elles ont bien sûr, leurs propres poupées, et quelque part, celle de "mamie", il faut peut-être la préserver, ne pas trop y toucher. Ou serait-ce un jouet sacré ? Mon grand fils les a d'ailleurs encouragées dans ce sens. Je me souviens, il disait : "Tu l'as gardée si longtemps, il ne faudrait pas qu'elles te l'abîment" ... Elles avaient le droit de jouer avec ma petite "Marie Mia", mais au fond de moi, secrètement, cette  'barrière' me convenait.
Elle était toute nue dans la boîte. Maman m'a donné des restes de tissus et, tant bien que mal, je lui ai confectionné ses premiers vêtements. Ma soeur, Christiane, m'a beaucoup aidée. Un jour, elle a cousu une tenue entière : pantalon ? (ou jupe), une veste, un bonnet, genre calot, et des chaussons dans les mêmes teintes. C'était des petits vêtements magnifiques .... mais, malheureusement cet ensemble 'cousu mains' n'a pas tenu la route !

A la suite de ce récit ma  MARIE MIA restera un petit bout de temps sur mon divan au salon !!!

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mercredi

Au Nideck

  ☚ la cascade du Nideck
Durant sa vie active, papa était membre de l'A.T.C. -Association Touristique des Cheminots ??
Durant cette période nous allions souvent au refuge de l'association qui se trouve à Oberhaslach au bas de la cascade du Nideck. La fête montagnarde annuelle réunissait les cheminots qui étaient impliqués dans l'organisation et ceux qui, en visiteurs, venaient  passer le dimanche avec leurs familles. Des tentes étaient dressées dans le pré et toutes sortes de victuailles étaient proposés aux participants : des stands de boissons, des chaudrons avec des knacks, des sandwichs ....
Nous montions tous les ans à la cascade, L'accès au site était d'ailleurs aisé, des sentiers aménagés étant prévus à cet effet. La cascade en été se résumait à un filet d'eau mais ne retirait rien au charme et à l'attrait du lieu. En continuant la montée nous arrivions aux vestiges du château. La légende du château du Nideck conférait au lieu une ambiance particulière...
Au même endroit se trouvait une pierre "tremblante". Les jeunes filles qui montaient sur la pierre n'étaient plus vierges si celle-ci tremblait. Mes grandes soeurs s'y exerçaient et à l'époque je n'ai pas compris leurs fous rires ... 
Nous passions donc notre matinée dans cet endroit magique et romantique.
Les responsables de l'association avaient prévu quelques attractions qui se déroulaient dans l'après-midi, notamment un "crochet radiphonique".
Les chanteuses et chanteurs s'inscrivaient sur une liste et le moment venu montaient à tour de rôle sur une scène improvisée. Le micro en main ils se lançaient courageusement dans une interprétation plus ou moins 'exacte' des refrains sélectionnés.
Maman s'y était présentée quelques années de suite. Elle avait une belle voix. Son rêve de petite fille était de devenir chanteuse d'opéra. La chanson dont je me souviens s'intitulait "RAMONA" (Ramona, j'ai fait un rêve merveilleux - Ramona nous étions partis tous les deux ...)
Elle roulait les "r". J'étais très fière d'elle et les gens applaudissaient à tout rompre. Chaque année, c'est elle qui gagnait le concours ... 
Les participants n'ont pas dû apprécier puisqu'une année le jury l'a déclarée "hors concours". C'était la grande déception  ... elle était triste et le gagnant qui lui a succédé n'avait pas son talent.
J'ai moi-même participé à ces concours. J'interprétais une chanson paillarde, oh honte !! "boire un petit coup c'est agréable....." en mimant les gestes appropriés. Et le soir au restaurant où nous prenions un verre en attendant le train à URMATT, je montais sur une table et je rechantais ... la même chanson. Ma soeur me dit que je faisais le tour de l'assemblée pour récolter des sous dans une casquette.
Il m'avait semblé avoir été une petite fille plutôt timide !!
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La machine à écrire


suite du récit "La sténo"
C'est donc en 1960 que ma grand'mère m'a payé ma petite "Gabriele"de la marque Triumph. Quelle fierté !! J'en ai tapé des courriers avec cette machine à écrire. Toutes les lettres officielles passaient sous ses 'touches' ; je l'ai aussi utilisée lors de la succession de mes parents décédés il y a deux ans.

Depuis que j'ai l'ordinateur, elle est reléguée au fond de l'armoire

Mais elle est sur internet dans mon BLOG
et voilà sa photo  !!
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La Sténo

Aujourd'hui ""j'intellectualise""
☚ Fable de La Fontaine"en sténo"
Quand la perdrix voit ses petits
en danger, et n'ayant qu'une plume nouvelle
Qui ne peut fuir encore par les airs le trépas,
Elle fait la blessée, et va traînant de l'aile,
Attirant le chasseur et le chien sur ses pas
Détourne le danger, sauve ainsi sa famille ;
Et puis quand le chasseur croit que son chien la pille,
Elle lui dit adieu, prend sa volée et rit
De l'Homme qui, confus, des yeux en vain la suit.

En 1959, j'ai obtenu le C.E.P (couronnement des études primaires) avec mention, suivi d'un voyage à Chamonix payé par l'Alliance Française eh oui !!!!
J'ai trouvé un emploi comme apprentie en alternance, dans une étude d'avocat (Maître Adrien Kauffmann à Strasbourg) ; j'étais sa seule "secrétaire" ; j'ai donc dû très rapidement prouver mes 'valeurs' ; ma grand'mère paternelle m'a acheté une machine à écrire et j'ai ainsi pu faire des exercices de dactylographie à la maison. Au début Me Kauffmann me dictait des lettres que je prenais en écriture cursive. J'ai donc été dans l'obligation de suivre très rapidement des cours du soir de sténographie. Le collège d'Enseignement Professionnel à Strasbourg dispensait, à peu de frais, ce genre d'enseignement. Au bout de la première année j'ai obtenu un diplôme délivré par la Ville de Strasbourg - 120 mots/minutes - mention "bien".
J'ai ainsi pu prendre en sténo le courrier dicté par mon patron.
J'étais très timide à cette époque-là et lorsque Me Kauffmann me dictait du courrier en présence de clients j'étais troublée, surtout qu'il n'oubliait jamais de me couvrir d'éloges, à ma grande confusion.
Nota : De nos jours la sténographie n'a plus aucune utilité. Elle est remplacée par le dictaphone et autres moyens plus sophistiqués.

Il m'appréciait beaucoup mon patron et lorsqu'à 17 ans mon contrat a pris fin j'étais bien triste de le quitter.
Il ne travaillait qu'avec des apprenties.
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Ménie GREGOIRE

Ménie Grégoire ☛

J'avais 20 ans
Pendant quelques années (1965 à 1970 environ) j'étais abonnée au journal "ELLE".
Je lisais entre autres les articles de Ménie Grégoire - écrivain français - et je suivais régulièrement l'émission qu'elle anima de 1967 à 1981 sur R.T.L.; Elle y répondait aux gens qui l'appelaient pour exposer leurs problèmes les plus intimes qui, à l'époque étaient tabous et dont on n'osait parler. Cette émission a fait un boum terrible !! (De nos jours nous sommes un peu trop confrontés à ce genre de déballage.)

Un article paru dans "ELLE" du 16.12.1966 avait spécialement attiré mon attention. Ménie donnait la réplique à Carole, une jeune lectrice qui utilisait le terme "je vis dans l'espoir d'être accompagnée" auquel Ménie lui a répliqué dans le même article : ""De mon temps on n'aurait jamais pensé qu'on pouvait être accompagnée. On était là pour accompagner"". J'étais assez d'accord avec elle, ayant l'exemple de ma maman qui était dévouée corps et âme à son mari et ses enfants.
J'ai écrit le même jour une lettre à Ménie Grégoire en citant un passage du livre d'Alexis Carrel intitulé "l'Homme cet Inconnu" que je reproduis : ""... Il ne faut pas donner aux jeunes filles la même formation intellectuelle, le même genre de vie, le même idéal qu'aux garçons. Les éducateurs doivent prendre en considération les différence organiques et mentales du mâle et de la femelle et leur rôle naturel. Entre les deux sexes il y a d'irrévocables différences. Il est impératif d'en tenir compte dans la constructions du monde civilisé"". Mes réflexions dans ladite lettre était basée sur mes convictions personnelles, et Ménie m'a répondu par une carte datée du 20 décembre 1966. (agrandir la photo ci-dessus)

J'ai conservé ces deux courriers dans ma boîte "à souvenirs".
Je n'ai pas acheté son livre "Le métier de femme" (PLON) : je me suis mariée en 1967, j'ai eu deux enfants et ma voie, bien que tracée d'avance, était tout de même celle que j'ai librement choisie.
Ménie (Marie en Vendéen) est née le 15 août 1919 à CHOLET. cliquer - biographie de Ménie)
Ses paroles " La Société d'aujourd'hui, je ne la connais pas, je ne la comprends pas (...) c'est une société très troublante" - elle a aussi dit : "Souriez afin que vos rides plus tard soient bien placées".

Je vais encore m'attirer les "foudres du ciel" - voir mon récits "Le livre de la Jeune Fille" cliquez ici


Ci-dessous un petit témoignage mail d'un lecteur de mon blog :
""Bonjour Franceline - J'ai lu avec beaucoup d'émotions ... si, si... les textes de votre blog souvenirs. Je me permets de vous envoyer ce mot parce que j'ai très bien connu Ménie Grégoire .. J'étais à RTL en même temps qu'elle ... une femme remarquable de gentillesse, d'humilité et d'intelligence......""


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mardi

ORAGE dans la MONTAGNE


Un autre orage ....
Tout l'été et presque tous les dimanches papa nous emmenait dans la vallée de la Bruche. Nous prenions le train à la gare de Strasbourg et avec des copains nous allions cueillir des myrtilles, des champignons, des mûres ou ramasser des châtaignes.....
Ce dimanche-là le temps était à l'orage. Mais nous ne voulions pas renoncer à la sortie programmée ; un copain de papa nous attendait à la gare.
Il faisait lourd, les mouches nous embêtaient, la forêt s'assombrissait et la décision était prise : après le pique-nique, nous prendrons le chemin du retour.
La descente était raide et nous avions bon espoir d'arriver au train avant que l'orage n'éclate. Les premiers grondements s'entendaient au loin, puis un éclair ; on comptait le temps entre les deux pour évaluer la distance. 
"Il est encore loin l'orage" disait papa pour nous rassurer, "si vous vous dépêchez nous passerons à côté" ; il avait à peine terminé sa phrase que les premières gouttes commençaient à tomber. Et la pluie très rapidement devint torrentielle. 
Je n'ai jamais compris comment il a fait : en un tour de main papa avait planté des bâtons au-dessus d'un petit ravin, sur les piquets ainsi improvisés il a tendu les couvertures de pique-nique, les imperméables .... et nous nous sommes tous réfugiés, serrés les uns contre les autres, sous cet abri de fortune. Le ciel s'est rapidement éclairci et nous n'étions pas du tout mouillés.

Je me sentais bien sous cette tente improvisée, une espèce de bonheur. Je me demande si nous n'avons pas tous chanté en attendant que l'orage se calme.

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Le déménagement et LA GRÊLE


Suite du récit "Après la guerre" du 29/12/2008

Quand vint le moment de sortir de nos petits "pavillons provisoires" nous étions tous bien tristes. 
Papa, en tant que cheminot a pu bénéficier d'un logement de fonction appartenant à la S.N.C.F.
(nous n'avions donc pas besoin d'emménager dans les blocs que la Mairie a fait construire).
C'était un appartement spacieux dans un petit immeuble de deux étages et nous avions maintenant une véritable salle de bains. Après le déménagement la vie a repris son cours, et petit à petit nous avons retrouvé  notre rythme.
Nous voilà donc bien installés ...
Nous entamions notre deuxième été dans le nouveau quartier, un été lourd et orageux.
Un jour,  un violent orage éclata. L'angoisse, une menace... 
et la grêle tomba du ciel, des grêlons aussi gros que des oeufs de poule. Du jamais vu. Gros fracas, bruit de chutes au-dessus de nos têtes. La terreur ... L'eau de pluie sortait par les trous de fixation des plafonniers. Maman pleurait. Nous avions refait à neuf le logement avant d'y emménager.
Lorsque l'orage s'est calmé papa est sorti dans la rue, avec les voisins, pour constater les dégâts. Des pans entiers du toit s'étaient envolés. Des tuiles fracassées par terre. Des trous béants qui laissaient la pluie s'y engouffrer.  Les hommes ont alors  provisoirement tiré des bâches sur les toits endommagés; nous avons tous aidé, les femmes les enfants ; nous avons déblayé les tuiles cassées en les amenant au bas de l'immeuble et papa a alerté le service de maintenance ; des tuiles neuves sont arrivées le lendemain et ce sont les habitants du quartier (tous des employés de la S.N.C.F) qui ont réparé les toits. L'ambiance était à la solidarité, comme durant toutes les épreuves. Et nous les enfants donnions des coups de main pour aller plus vite.
Les réparations des dégâts dans les appartements des deuxièmes étages étaient remboursés par l'état. 
L'agent chargé de cette affaire a même un jour, par la suite,  distribué des enveloppes contenant une petite rémunération destinée aux enfants "courageux et coopérants".  
Un tel budget existait-il à l'époque ? chose impensable de nos jours ....

L'épreuve était terrible, mais les liens dans le quartier se sont resserrés et nous avons longtemps après encore remémoré les moments tragiques de cette mésaventure ....
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