Sur ce blog je me suis rappelé
les évènements de ma plus tendre enfance jusqu'à l'adolescence,
traces et bagages du passé, lourds ou moins lourds, les choses de la vie !!
Les émois, les joies....
et j'ai traduit tous ces souvenirs en "petits récits"...
EN TANT QUE FEMME
Bonne balade et merci d'être venus


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mercredi

Ménie GREGOIRE

Ménie Grégoire ☛

J'avais 20 ans
Pendant quelques années (1965 à 1970 environ) j'étais abonnée au journal "ELLE".
Je lisais entre autres les articles de Ménie Grégoire - écrivain français - et je suivais régulièrement l'émission qu'elle anima de 1967 à 1981 sur R.T.L.; Elle y répondait aux gens qui l'appelaient pour exposer leurs problèmes les plus intimes qui, à l'époque étaient tabous et dont on n'osait parler. Cette émission a fait un boum terrible !! (De nos jours nous sommes un peu trop confrontés à ce genre de déballage.)

Un article paru dans "ELLE" du 16.12.1966 avait spécialement attiré mon attention. Ménie donnait la réplique à Carole, une jeune lectrice qui utilisait le terme "je vis dans l'espoir d'être accompagnée" auquel Ménie lui a répliqué dans le même article : ""De mon temps on n'aurait jamais pensé qu'on pouvait être accompagnée. On était là pour accompagner"". J'étais assez d'accord avec elle, ayant l'exemple de ma maman qui était dévouée corps et âme à son mari et ses enfants.
J'ai écrit le même jour une lettre à Ménie Grégoire en citant un passage du livre d'Alexis Carrel intitulé "l'Homme cet Inconnu" que je reproduis : ""... Il ne faut pas donner aux jeunes filles la même formation intellectuelle, le même genre de vie, le même idéal qu'aux garçons. Les éducateurs doivent prendre en considération les différence organiques et mentales du mâle et de la femelle et leur rôle naturel. Entre les deux sexes il y a d'irrévocables différences. Il est impératif d'en tenir compte dans la constructions du monde civilisé"". Mes réflexions dans ladite lettre était basée sur mes convictions personnelles, et Ménie m'a répondu par une carte datée du 20 décembre 1966. (agrandir la photo ci-dessus)

J'ai conservé ces deux courriers dans ma boîte "à souvenirs".
Je n'ai pas acheté son livre "Le métier de femme" (PLON) : je me suis mariée en 1967, j'ai eu deux enfants et ma voie, bien que tracée d'avance, était tout de même celle que j'ai librement choisie.
Ménie (Marie en Vendéen) est née le 15 août 1919 à CHOLET. cliquer - biographie de Ménie)
Ses paroles " La Société d'aujourd'hui, je ne la connais pas, je ne la comprends pas (...) c'est une société très troublante" - elle a aussi dit : "Souriez afin que vos rides plus tard soient bien placées".

Je vais encore m'attirer les "foudres du ciel" - voir mon récits "Le livre de la Jeune Fille" cliquez ici


Ci-dessous un petit témoignage mail d'un lecteur de mon blog :
""Bonjour Franceline - J'ai lu avec beaucoup d'émotions ... si, si... les textes de votre blog souvenirs. Je me permets de vous envoyer ce mot parce que j'ai très bien connu Ménie Grégoire .. J'étais à RTL en même temps qu'elle ... une femme remarquable de gentillesse, d'humilité et d'intelligence......""


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2 commentaires:

  1. Pourriez-vous m'expliquer la différence entre "accompagner" et "être accompagné" ?
    Bien choisie votre citation d'Alexis Carrel, il avait raison. Son livre est plus que jamais un enseignement précieux pour notre époque où l'on réduit l'être humain à un concept de consommateur standard et de travailleur robotisé. Dans certaines écoles en Angleterre on revient aux classes séparées filles/garçons car on s'aperçoit que tout le monde y gagne. Au sein du couple les fonctions sont différentes par nature mais il n'est de véritable amour qu'avec une juste répartition des droits et devoirs.
    J'écoutais moi aussi Ménie aussi souvent que je le pouvais.
    Vos récits sont bien écrits et ne manquent pas d'intérêt.

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  2. Je pense qu'Il n'y a pas de différence entre accompagner et être accompagné. (Ceci n'engage que moi).
    Ce sont deux rôles sexuellement prédéfinis par la nature. La femme accompagne l'homme dans sa difficile mission ancestrale de subvenir aux besoins de la famille.
    Il est donc probablement d'avantage angoissé dans ses fonctions que les femmes d'où l'inégalité de survie entre hommes et femmes. (ça n'engage toujours que moi).
    Les femmes par contre pour faire le poids dans le couple n'ont pas forcément besoin de se mettre à égalité avec les hommes. D'ailleurs elles supportent de plus en plus des situations ingérables.
    Résumé : la femme accompagne et l'homme est accompagné. ouille ouille, je vais encore m'attirer les foudres du ciel !!!
    Merci pour votre commentaire sympa !!!

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