Sur ce blog je me suis rappelé
les évènements de ma plus tendre enfance jusqu'à l'adolescence,
traces et bagages du passé, lourds ou moins lourds, les choses de la vie !!
Les émois, les joies....
et j'ai traduit tous ces souvenirs en "petits récits"...
EN TANT QUE FEMME
Bonne balade et merci d'être venus


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samedi

Le camp du STRUTHOF

Fiche de démobilisation du 2 août 1945. Mon papa était fait prisonnier dans les Ardennes du 17.05.1940 au 13.8.1940
(Recto-Verso)


Certificat de Bonne conduite (2ème Sapeur ..... daté du 12 octobre 1935


Extrait du registre des personnes réintégrées de plein droit dans la qualité de Français en exécution  du Traité de Paix du 28 juin 1919.




J'étais petite lorsqu'avec mes parents nous avons visité le camp de concentration de Natzwiller-Struthof. Ce camp était le seul camp construit par les Allemands  sur le sol français.Natzwiller se trouve à côté de Schirmeck (pas loin de Strasbourg). Durant la guerre, ma maman, ma grand'mère maternelle, ma tante et mes deux soeurs étaient réfugiées chez des paysans à Natzwiller. Mon père, prisonnier à ce moment-là,  se trouvait dans un camp de travail en Allemagne.  Durant des mois maman n'a pas eu de ses nouvelles. Lorsque papa remémorait cette époque il était toujours très ému et, à la fin de sa vie, il lui arrivait de pleurer. J'aurais bien aimé qu'il laisse une mémoire écrite de ce vécu. 
Lors de la visite du camp, je n'ai pas assimilé l'ampleur des horreurs qui s'y sont passées durant la guerre. J'étais trop petite ... Des traces étaient conservées qui ne subsistent plus à l'heure actuelle. Un mémorial "aux martyrs de la déportation" y est érigé. 
Maman nous a raconté qu'un jour en rentrant dans la boulangerie de Natzwiller elle a salué en disant "Bonjour" ; un officier allemand présent l'a admonestée en l'invectivant de ne plus jamais recommencer. Les salutations en français étaient strictement défendues. Pourtant maman aurait dû le savoir....
En descendant du Struthof, ce dimanche-là, nous sommes passés chez les paysans qui avaient hébergé ma famille. Leur accueil était très chaleureux ....
Par la suite nous ne sommes plus jamais retournés au Struthof.

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2 commentaires:

  1. Complément historique : Le camp de Struthof a été le théâtre d'expériences médicales mortelles (gaz de combat, typhus) sur plusieurs centaines de détenus. En particulier, le Pr.August Hirt, médecin SS, directeur de l'Institut d'anatomie de l'Université de Strasbourg, fit transférer 87 Juifs, sélectionnés par le SS-Dr.Bruno Beger, d'Auchwitz au Struthof où ils furent gazés. Il voulait se constituer une collection personnelle de crânes "judéo-bolcheviques". Des restes conservés dans le formol furent retrouvés dans les caves de l'Institut lorsque Strasbourg fut libérée fin 1944. Le Dr.Hirt s'enfuit à temps, mais se suicida en juin 1945 après avoir tenté vainement de passer en Suisse.

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  2. Anonyme9/07/2009

    Bonjour. J'ai visité aussi ce camp avec mes élèves qui avaient gagné le concours national de la résistance. J'en garde un souvenir très ému. Mon papa a été prisonnier aussi il est parti j'avais un mois il est revenu j'avais 5 ans... très agréable votre blog. Le mien est sur over-blog. Il s'appelle Autant en emporte le temps et mon nom est mamanie.

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