
Nous habitions dans un quartier de maisons provisoires...
En effet, les gens sinistrés durant la guerre étaient relogés dans des petites maisons individuelles, le temps pour l'Etat de reconstruire de nouveaux immeubles.
Cette situation "provisoire" a duré quelques années mais nous avions une agréable 'vie de quartier'. Lorsque les immeubles se sont élevés à l'emplacement des cratères des bombes, nous étions tous bien tristes de devoir quitter nos "pavillons". Les habitants du quartier étaient très solidaires. Le bon bricoleur donnait un coup de main au moins agiles. Les veuves n'étaient pas livrées à elles-mêmes. Il y avait bien sûr des différents à règler de temps à autre, les arbitres étaient nommés d'office, et la bagarre ne durait pas bien longtemps. Lors des fêtes de famille, de quartier ou autres festivités tout le monde se réconciliait, même les plus récalcitrants. Les soirées d'été nous nous retrouvions tous devant nos portes et les conversations allaient bon train. Les femmes échangeaient des recettes, parlaient de leurs maris ou de leurs enfants. Les hommes parlaient football, de leur travail ou arrosaient les plantations du petit jardin derrière les maisonnettes. Tout le monde profitait de la fraîcheur de la nuit tombante et nous les enfants étions contents de veiller un peu plus tard. Mais nous allions tout de même au lit à des heures raisonnables : nous n'avions pas la télé !!! OUPS
LE BON VIEUX TEMPS ? OUI JE PENSE ....
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